(+261) 32 05 579 85 | eden@univ-mahajanga.edu.mg


Les lémuriens de la NAP Antrema et leurs services écologiques (par Dr Vavindraza)

Peut-on savoir la taille de la population de lémuriens dans la NAP Antrema ?

Environ 620 individus de Propithecus coronatus regroupés ont été recensés à Antrema. Combien d’espèces de plantes consommées par les lémuriens à Antrema?

Au total, 96 espèces ont été recensées comme plantes consommées par Propithecus coronatus ou sifaka. Plus de 50 % de ces plantes sont endémiques Malagasy. Quels sont les valeurs socio-écologiques et culturelles du sifaka pour que Antrema ait devenue station bioculturel,

Propithecus coronatus

A Antrema, Propithecus coronatus est considéré comme l’« ancêtre » des sakalava. Ainsi, pour eux, c’est une espèce sacrée: il est tabou de les toucher, de les tuer et de les chasser. L’atout de cette valeur culturelle est le fait que c’est aussi un des moyens pour conserver l’espèce en question. Mais le sifaka assure aussi la dissémination des graines des plantes qu’il consomme. Autrement dit, il participe à la régénération naturelle des plantes. Antrema est l’unique site bioculturel à Madagascar, il attire beaucoup de touristes qui s’intéressent à la biodiversité en rapport avec l’homme.

Si la génération de ces lémuriens est menacée, quelles sont les conséquences ?

Vu les valeurs pré-citées du sifaka et les pressions anthropiques qui pèsent sur son habitat naturel, sa disparition pourrait entraîner la disparition de son habitat, ce qui entraîne une conséquence néfaste sur la vie humaine: sans sifaka = sans forêt = sans vie.

Quelles sont les mesures à prendre?

La protection de l’habitat des Lémuriens est capitale à Antrema et partout à Madagascar : il faut sensibiliser la population sur les différentes valeurs de la forêt, le rôle des lémuriens et les bénéfices ou avantages causés par leur présence. – Sensibilisation sur l’impact négatif de la destruction de l’habitat de ces espèces puisqu’on constate l’interdépendance, la corrélation des Lémurien et la Forêt. – Restauration des espèces consommées. – Promotion de la culture locale.